La Fatigue culturelle est un projet d’entreprise fictive de détournement artistique créé en 2014. Ses réalisations se définissent par un humour caustique et par des propensions extra-artistiques. Elle déroge des territoires de l’art pour mieux dialoguer avec le réel.

La Fatigue culturelle s’approprie le visuel et la nomenclature de la Fabrique culturelle pour ainsi interroger, de manière critique, les rouages de la vocation culturelle. L’entreprise a pour obligation de cibler les répercussions de la précarité de la culture sur les diverses composantes de la sphère artistique. Ainsi, son programme est tout autant politique qu’artistique.

Les réflexions qu’elle soulève reflètent différentes questions politiques actuelles qui suscitent en son principal représentant, Nicolas Rivard, un vif intérêt par rapport à ses inquiétudes à la fois artistiques, sociales et idéologiques.

Pour en connaître davantage sur la teneur de son discours, lisez l’entretien que Nicolas Rivard a offert dans la revue Espace Art Actuel.

De septembre 2017 à février 2018, la Fatigue culturelle s’est largement fait connaître en offrant des tâches bénévoles à une quarantaine de centres d’artistes autogérés regroupés sous la bannière du RCAAQ et répertoriés dans les 5 grands centres urbains du Québec (Montréal, Québec, Sherbrooke, Gatineau, Saguenay-Lac-Saint-Jean). Le projet s’intitulait: « La Fatigue culturelle dans les centres d’artistes du Québec ».

Suite au succès de ce projet, le collectif Les Enfants de Chienne  lui ont proposé une collaboration artistique. Ainsi, la Fatigue culturelle a offert de leur créer un dossier d’artistes à Artexte.

Par le passé, la Fatigue culturelle a créé le Curriculum vitae d’un gouvernement du désastre, répertoriant tous les affronts (281, pour être précis) aux droits et libertés du gouvernement Harper. L’œuvre de 7 pieds par 3 pieds fut exposée à Axenéo7, à Gatineau, dans le cadre de l’exposition collective Monuments aux victimes de la liberté, commissariée par les Entrepreneurs du commun (Mélanie Boucher, Nathalie Casemajor, André-Louis Paré et Bernard Schütze).

La Fatigue culturelle a également été fière « non-commanditaire » de la Journée sans culture, en octobre 2015, pour laquelle elle a offert un service de lavage de linge sale pour les artistes qui voulaient participer aux discussions se déroulant au Théâtre aux Écuries. Dans le cadre de cette journée de grève symbolique, son logo a été placardé à l’intérieur du théâtre. Cette participation a finalement fait l’objet de la publication « Troubler la fête, rallumer notre joie », lancée en octobre 2016, posant les assises des réflexions entamées lors de la journée sans culture.